SCO
HISTOIRE DES PAPES.
(XVIII. S.]
dénient de Bonaparte , ainsi que les généraux Kléber, Caffa-relli, Reynier, Desaix, Lannes, Dumas, Murat, Davoust,Andréossy, Belliard, Menou, Zayonscheck, Dammartin etBerthier, qui avait été rappelé d’Italie .
L’escadre, qui était sous les ordres de l’amiral Brueys , ap-pareilla le 24 prairial an VI, 12 juin 1798. Bonaparte enlevad’abord l’île de Malte, qui capitula presque sans résistance;et dix-neuf jours après avoir quitté les côtes de France il dé-barqua en Égypte . Dès le lendemain, il s’empara de la villed’Alexandrie ; Rosette éprouva bientôt le môme sort; enfin ilgagna la célèbre bataille des Pyramides , et fit son entrée dansla ville du Caire, capitale de l’Égypte . Alors, se croyant ar-rivé au terme de ses travaux, il songea à retourner enFrance et à se rapprocher du théâtre où il prévoyait qu’ildevait jouer le premier rôle; mais le désastre d’Aboukir,en le privant du secours de la Hotte, le contraignit à retarderl’exécution de ses projets et à demeurer eu Orient.
Celte funeste bataille navale ouvrit la série de revers quiaccablèrent la République. Les Anglais , exaltés par la vic-toire qu’ils avaient remportée, reprirent de l’audace, et orga-nisèrent une coalition plus formidable qu’aucune de cellesqui s’étaient levées contre la France . La Grande-Bretagne,la Russie, la Turquie, le Portugal, le royaume de Naples ,l’Autriche , mirent sur pied des armées considérables et lesplacèrent sous le commandement de l’archiduc Charles et deSuwarow, qui passaient pour les plus habiles parmi les gé-néraux ennemis. La France avait, du côté du Nord, pourrésister à ces masses bien organisées et bien équipées troiscorps d’armée qui s’élevaient en totalité à soixante et quel-