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ixviir. s.]

REPUBLIQUE FRANÇAISE.

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sur les motifs de sa rébellion envers la Constitution. Cetteapostrophe hardie, l’attitude sévère et digne des représen-tants, lui causèrent un trouble, une émotion qu’il ne putmaîtriser; il balbutia, répondit par quelques phrases inco-hérentes, protesta de son dévouement à la chose publique,et sortit en disant : « Qui m’aime me suive ! »

Au Conseil des Cinq-Cents l’orage grondait avec plus deviolence encore. Delbrel faisait entendre à la tribune cesparoles énergiques:

« Représentants du peuple, de grands dangers menacent» la République ; et ceux qui veulent la détruire sont» ceux-mêmes qui, sous prétexte de la sauver, ont tiré le» glaive contre vous. En vain ces hypocrites conspirateurs» pensent vous intimider en déployant autour de cette en-» ceinte l’appareil formidable de la force.- Non, les dé-» fenseurs de la patrie ne consentiront jamais à tourner» leurs armes contre ses représentants. Cependant, si d’in-» fûmes conjurés parvenaient à égarer le courage des sol-» dats, nous saurions mourir à notre poste en défendant les» libertés publiques contre les tyrans, contre les dictateurs» qui veulent l’opprimer. Nous voulons la Constitution ou» la mort ! Les baïonnettes ne nous effrayent pas : nous» sommes libres ici. Je demande donc que tous les membres» du Conseil renouvellent à l’instant le serment de maintenir» la Constitution de l’an 111. »)

L’assemblée se leva en masse, en criant: « Point de dic-» talure! A bas les dictateurs! Vive la Constitution! » En-suite chaque représentant, nominativement appelé, vint à latribune jurer fidélité à la République . Le président lui-