HISTOIRE DES PAPES.
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[1807.]
retour, vous vous souviendrez que je suis comptable enversDieu du bonheur des peuples.
» Gomment puis-je, sans gémir, voir la religion compro-mise par les lenteurs de la cour de Rome, par de misérablesprétentions! Ils en répondront devant Dieu , ceux qui mettenttant de zèle à protéger des mariages protestants, et veulentm’obliger à unir les membres de ma famille avec des héré-tiques ; ils en répondront devant Dieu , ceux qui retardentl’expédition des bulles de mes évêques, et qui livrent mesdiocèses à l’anarchie. Il faut six mois pour que les prélatspuissent entrer en exercice, et cela pourrait être arrangéen huit jours.
» Quant aux affaires d’Italie , j’ai tout fait pour les évêques ;j’ai consolidé les intérêts de l’Église ; je n’ai touché en rien auspirituel, ni à Milan, ni à Naples , ni dans aucune des villes oùs’est étendu mon pouvoir. Je ne refuse pas d’accepter le con-cours d’hommes doués d’un vrai zèle pour la religion, et dem’entendre avec eux; mais puisque Dieu m’a commis aumaintien de la religion, j’agirai sans la cour de Rome, si ellereste dans une coupable inaction. Si votre Sainteté suivait lesconseils que je lui ai donnés à Paris, la religion de l’Allema-gne serait organisée, et non dans le mauvais état où elle est.Dans ce pays et en Italie , tout se serait fait de concert avec lesaint-siège et convenablement. Mais je ne puis laisser lan-guir un an ce qui doit se faire en quinze jours. Ce n’est pasen dormant que j’ai porté si haut l’état du clergé, la publicitédu culte, et réorganisé la religion en France , de telle sortequ’il n’est pas de pays où elle fasse tant de bien, où elle soitplus respectée et où elle jouisse de plus de considération.