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HISTOIRE DES PAPES.

[1811.]

1801, et e'tablir d’une manière dogmatique les droits desmétropolitains relativement à l’institution des évêques. SaSainteté, ramenée à la modération par l’imminence du péril,offrit alors de faire des concessions, consentit à entrer ennégociations avec les envoyés français , et fit rédiger unenote dans laquelle elle offrait de constituer canoniquement lesévêques nommés par Napoléon; d’étendre le concordat fran-çais à la Toscane , à Parme et à Plaisance; de faire insérerdans un acte particulier une clause qui rendrait légitime l’in-stallation des évêques par le métropolitain ou par le plusancien prélat de la province.

Ces concessions n’ayant pas satisfait l’empereur, les évê-ques reçurent l’ordre de se former en concile le 17 juin 1811.Plusieurs réunions préparatoires eurent lieu avant la séancesolennelle ; et ce qui surprit étrangement Napoléon , uneopposition violente s’y manifesta contre ses édits. Il igno-rait qu’il est dans les habitudes du clergé, dans son espritde domination, de tourner contre ses protecteurs l’au-torité qu’ils ont eu l’imprudence de lui donner. S’aper-cevant donc que la majorité des évêques était imbue desmaximes ultramontaines, il fit cesser le concile dès la pre-mière session, et arrêter les évêques de Tours, de Gand etde Tournay , qui s’étaient déclarés ouvertement les agentsde Pie VIL Ce procédé rendit plus docile une nouvelle réu-nion de prélats qui eut lieu au palais de l’archevêché deParis , le 5 août suivant ; les Pères y décidèrent la questionrelative à l’institution épiscopale suivant les désirs de l’em-pereur. On supposa que sa Sainteté allait s’élever contre lesprincipes de l’Église gallicane ; il n’en fut rien : Pie VII dé-