L 1824.]
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de Toulouse, qui se trouvait à Rome , à rédiger pour sontroupeau une Lettre pastorale qui devait servir de ballond’essai, et mettre sa Sainteté à même déjuger de l’état desesprits. Le prélat réclamait dans sa lettre des modificationslégislatives pour que les lois du royaume fussent en harmo-nie avec celles de l’Église, c’est-à-dire concourussent à l’as-servissement et à l’abrutissement de la nation; il demandaitla réhabilitation des fêtes solennelles ou chômages catholi-ques; le rétablissement d’un grand nombre d’ordres religieuxde cette milice monacale qui pendant des siècles avait pesésur la nation, dévoré la substance des peuples et corrompules mœurs; il réclamait encore l’indépendance des minis-tres de la religion, c’est-à-dire qu’on rendît aux prêtres lesriches domaines qu’ils avaient extorqués aux âmes faibles etdont la République les avait dépouillés; enfin il exprimait levœu de voir la suppression des lois organiques.
Toute la France s’émut à l’apparition de cette Lettre pas-torale : les écrivains de l’opposition la signalèrent commeattentatoire aux libertés constitutionnelles consacrées par laCharte, et firent entendre un langage si énergique , queLouis XVIII se vit contraint de rendre une ordonnanceroyale qui déclarait cette lettre abusive, et la supprimaitcomme contraire aux lois du royaume, aux prérogatives et àl’indépendance de la couronne.
Sur ces entrefaites, Léon XII tomba malade, et si grave-ment , que les cardinaux eurent un instant l’espérance de levoir succomber; mais il se rétablit, et après quelques moisde convalescence il put reprendre le cours de ses travaux
apostoliques. Un de ses premiers soins fut de promulguerx. 52
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