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HISTOIRE DES PAPES.
[ 1824 .]
la bulle « Quod hoc ineunte sæculo, « qui annonçait pourl’année 1825 l'ouverture d’un jubilé universel, afin de rani-mer le commerce des dispenses, des indulgences, des béné-dictions et des absolutions, fort discrédité depuis la révolu-tion française. Il songea également à faire prédominer soninfluence dans les pays protestants, tantôt en s’alliant avec lespeuples contre les souverains, tantôt en faisant cause com-mune avec ces derniers suivant les intérêts de sa politique;li réussit de cette manière à faire naître de graves collisionsdans les cantons de Berne, de Genève, de Vaud , dans plu-sieurs états de l’Allemagne, dans le Hanovre et en Irlande .Ensuite il attaqua l’école philosophique et libérale, dont lesprogrès ne laissaient pas que d’être fort inquiétants pour lesaint-siège, et la dénonça à la vindicte des nations dans unelettre encyclique. Sa Sainteté s’exprimait en ces termes:
« Il est une secte, mes frères, qui, s’arrogeant à tort le» nom de philosophie, a ranimé de leurs cendres les pha-» langes dispersées des erreurs. Celte secte, couverte au» dehors des apparences flatteuses de la piété et de la libé-» ralité, professe le tolérantisme ou plutôt l’indifférence, et» l’étend non-seulement aux affaires civiles, mais même à» celles de la religion, en enseignant que Dieu a donné à tout» homme une entière liberté ; de sorte que chacun peut, sans» danger pour son salut, embrasser et adopter la secte ou
» l’opinion qui lui sourit suivant son jugement privé.
» Cette doctrine, quoique séduisante et sensée en apparence,
» est absurde au fond ; et je ne saurais trop vous prémunir» contre l’impiété de ces hommes en délire.
» Que dirais-je encore? L’iniquité des ennemis du saint-