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HISTOIRE DES PAPES.

[XIX. S.]

popularité de Bonaparte , et de faire éclater au grand jourl’amour que les Français portaient à l’homme extraordinairequi dirigeait leurs destinées, qui fécondait le pays de songénie et travaillait à sa prospérité, en ouvrant de tous côtésdes routes et des canaux, en donnant des encouragementsaux arts, aux sciences, à l’industrie, au commerce, en orga-nisant l’école polytechnique pour former des officiers dis-tingués dans les armes spéciales, des établissements d’utilitégénérale, une caisse d’amortissement pour opérer le rachatde la dette publique, une banque de France pour faciliter lestransactions des négociants, et tant d’autres admirables fon-dations, la gloire de la France .

Les royalistes espéraient avancer l’époque du retour desBourbons en s’attaquant au premier consul, et ils n’avaientfait que rendre plus impossible une restauration en France .

Bonaparte s’occupa immédiatement de resserrer les liensd’amitié qui unissaient la République aux États-Unis d’A-mérique, et d’entamer des négociations avec la Russie , laSuède, le Danemarck, la Prusse et l’empire d’Allemagne ,pour isoler l’Angleterre et mettre à exécution le gigantes-que projet qu’il méditait du blocus continental. 11 signa enoutre un traité de paix avec le Portugal, un autre avec l’Es-pagne , et rassembla des forces considérables pour en finird’un seul coup avec la Grande-Bretagne. Le vieux Georges 111eut peur pour sa couronne, renvoya son ministre Pitt, quis’opposait opiniâtrément à toute espèce de conciliation, leremplaça par Addington, et ouvrit avec la République desnégociations qui amenèrent la paix d’Amiens .

Ce traité, qui après dix années d’une lutte acharnée contre