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[XIX. S.]

CONSULAT.

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littérature, celle de l’histoire et de la littérature ancienne, etcelle des beaux-arts ; il créa l’école spéciale militaire de Fon-tainebleau , et l’école spéciale des arts et métiers de Compiè-gne; il agrandit encore le territoire de la République desdépartements du Pô, de la Doire, de Marengo, de la Sezia,de la Stura et du Tanaro .

Les cabinets étrangers ne voyaient qu’avec un dépit mêléd’exaspération l’ascendant prodigieux que la République et son jeune chef prenaient de jour en jour dans les affairesde l’Europe ; celui de Saint-James surtout ne pouvait se ré-soudre à contempler le spectacle de la grandeur et de laprospérité croissante d’un peuple qu’il avait voulu anéantir,et cherchait constamment par ses écrivains à soulever desinimitiés contre la France , et à raviver les vieilles querelleséteintes. Enfin, le 8 mars 1805, le gouvernement britan-nique déclara de nouveau la guerre à la République ; préa-lablement il fit saisir tous les bâtiments français qui étaientdans les ports de l’Angleterre, déclara les équipages prison-niers de guerre, et confisqua les marchandises, contre touteespèce d’équité. Par représailles, Bonaparte fit envahir parl’armée d’Italie les états de Ferdinand IY, roi de Naples,l’allié de George III , et envoya le général Mortier dans leHanovre pour occuper lé pays, lever des impositions et s’em-parer des canons que renfermaient les places fortes ; ce quifut rigoureusement exécuté. Ensuite il s’occupa de grandspréparatifs de guerre,- il forma une armée d’observation di-visée en six corps, ayant son centre appuyé sur les rivagesqui faisaient face à la Manche, et ses deux ailes en Hollandeet à Bayonne , c’est-à-dire embrassant un espace de près de