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Tome premier.
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16 LIVRE 1 .

qui vint à propos pour donner une expressionprécise , une direction et de lenseriible àtoutes ces volontés, fut Slein. Peut-être Na­ poléon eut-il pu le gagner ; il préféra le pu-nir. Son plan venait dêtre découvert par lunde ces hasards auxquels la police doit la plu-part de ses miracles : mais quand les conju-rations sont dans les intérêts , dans les pas-sions, et jusque dans les consciences, on nepeut en saisir les fds ; chacun sentend sans secommuniquer, ou plutôt tout est communi-cation ; cest une sympathie générale et simul-tanée.

Ce foyer répandait ses feux, gagnait deproche en proche ; il attaquait la puissance deNapoléon dans lopinion de toute l'Allema­ gne , sétendait jusquen Italie , et menaçait

dune autre ligue : elle devait se composer d'hommes déter-mines à renverser la confédération du Rhin et à chasser lesFrançais du sol de la Germanie. Cette union, dont le but étaitplus réel et plus positif que celui de la première, lattiratoût entière dans son sein, et de ces deux associations se formacelle des amis de la vertu.

Déjà , vers le 3 1 mai 1809, trois entreprises, celle de Kalt,

Dœrnberg et de Scliill, avaient signalé son existence. Celledu duc Guillaume commença le iq mai. Les Autrichiens la **)

soutinrent dabord. Après de3 fortunes diverses, ce chefabandonné à lui-mèmeau milieu de lEurope soumise, et seulavec deux mille hommes contre toute la puissance de Napo­ léon , ne céda pas; il lui tint tête : il se jeta sur la Saxe etsur le Hanovre ; mais, nayant pu les soulever, il se fit jourà traversplusieurs corps français quil battit, atteignit la mei*à Elsfleth , et séchappa du continent sur des vaisseaux an- 1

glais, qui lattendaient pour recueillir sa haine et la gloire **

quil venait dacquérir» ?