LITRE SEPTIÈME.
CHAPITRE I.
L'empereur était accouru si rapidement, àIlorogobouje, qu’il fut obligé de s'y arrêterpour attendre son armée et laisser Murat pous-ser l’ennemi. Il en repartit le y. \ août: l’ar-mée marchait sur trois colonnes de front ; l’em-pereur, Murat, Davout et Ney au milieu, surle grand chemin de Moscou ; Poniatowsky àdroite , l’armée d’Italie à gauche.
La colonne principale, celle du centre, netrouvait rien sur une route où son avant-gardevivait, elle-même que des restes des Russes ;elle ne pouvait guère s’écarter de sa directionfaute de temps , dans une marche si rapide,tlailleurs , les colonnes de droite et de gau-che dévoraient tout à ses côtés. Pour mieuxV *vre , il aurait fallu partir chaque jour plusta i’d, s’arrêter plus tôt, puis s’étendre davan-tage sur ses flancs pendant la nuit. : ce qui n’estguère possible sans imprudence , quand on estaussi près de l’ennemi.
A Smolensk, l’ordre avait été donné, comme
26..