LIVRE TROISIÈME.
CHAPITRE I.
L e temps de délibérer était passé, et celuid agir enfin venu. Le g mai 1812, Napoléon ,jusque-là toujours triomphant, sort d’un pa-lais où il ne devait plus rentrer que vaincu.
De Paris à Dresde , sa marche lut un triom-phe continuel. C’était d’abord la France orien-tale qu'il avait à traverser ; cette partie de1 empire lui était dévouée : bien différente de1 ouest et du sud , elle ne le connaissait quePar des bienfaits et des triomphes. De nom-breuses et brillantes armées que la fei’tile Al lemagne attirait, et qui croyaient marcher àUn e gloire prompte et certaine, traversaienthèrement ces contrées , y répandaient de l’ar-S en t, en consommaient les produits. La guerrede ce côté avait toujours l’apparence de lajustice.
Plus tard, quand nos heureux bulletins yarrivèrent, l’imagination, éLonnée de se voirdépassée par la réalité, s’enllamma; l’enthou-siasme saisit ces peuples, comme aux temps