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Tome premier.
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CHAPITRE II. i 9

» rage que pour lui seul, et que le malheur» d’un allié ébranlerait peut-être sa résolution ;« qu’il répugnerait à enchaîner la Prusse à sa>■ mauvaise fortune ; que bonne, il la lui ferait» toujours partager, quel qu’eût été le parti» que la nécessité l’aurait forcée de prendre. »Un témoin, subalterne à la vérité, mais en-fin un témoin, affirme ces détails. Au reste,qu’un tel conseil ait été donné par la généro-sité ou par la politique d’Alexandre, ou quela nécessité ait seule déterminé Frédéric, cequi est certain , c’est qu’il était temps pourlui qu’il se décidât : car, en février 1812 , cëspourparlers avec Alexandre, s’ils existèrent,ou l’espoir d’obtenir de meilleures conditionsde la France , -Payant fait hésiter à répondreaux propositions définitives de Napoléon , ce-lui-ci , impatient, fit occuper encore plus for-tement Dantzick, et poussa Davout en Pomé-ranie ; ses ordres, pour cet envahissementd’une province suédoise, furent répétés, pres-sans , et motivés, d’abord sur le commerceillicite de la Poméranie avec les Anglais , etensuite sur la nécessité de forcer la cour deBerlin à accéder à ses propositions. Le princed’Eckmühl reçut même l’ordre de se tenir prêtà s'emparer subitement de toute la Prusse etde son roi, si ce monarque, huit jours aprèsla réception de cette instruction, n’avait pointconclu l’alliance offensive que la France luidictait ; mais , tandis que le maréchal traçait