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LIVRE 1.
le peu de marches nécessaires pour cette opé-ration, il apprit que le traité du 2 4 février x 812était ratifié.
Cette soumission n’a point encore rassuréNapoléon . A sa force il ajoute la feinte : lesforteresses que , par pudeur, il laisse à Fré-déric , sa défiance en convoite encore l’oc-cupation ; il exige que ce monarque n’en-tretienne que cinquante ou quatre-vingts in-valides dans les unes ; il veut qu’il souffre laprésence de plusieurs officiers français dans lesautres ; toutes doivent lui envoyer leurs rap-ports et recevoir ses ordres. Sa sollicitudes’étend à tout. « Spandau , dit-il dans ses let-» très au maréchal Davout, est la citadelle de» Berlin , comme Pillau est celle de Kcenigs-» hêrg ; » et déjà des troupes françaises ontl’ordre de se tenir prêtes à s’y introduireau premier signal • il en indique même lamanière. A Postdam , que le roi s’est réser-vé, et dont l’entrée est interdite à nos trou-pes , il veut que les officiers français se mon-trent souvent pour observer , et pour accou-tumer le peuple à leur vue. Il recommandeles plus grands égards pour Frédéric et sessujets; mais il exige en même temps qu'onleur enlève tout ce qui pourrait leur ser-vir dans une révolte : il désigne tout, jus-qu’à la moindre arme; et, prévoyant la perted’une bataille et des vêpres prussiennes, ilordonne que ses troupes soient, ouonsernécs,