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Tome premier.
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26 LIVRE I.

u ton ambassadeur. Je sens le besoin que tu as» de canonniers et de troupes. J’en avais offert» à ton ambassadeur; il n’en a pas voulu,» dans la crainte d’alarmer la délicatesse des» musulmans. Confie-moi tous tes besoins ; je» suis assez puissant et assez intéressé à tes» succès, tant par amitié que par politique ,» pour n’avoir rien à te refuser. Ici on m’a» proposé la paix. On m'accordait tous les» avantages que je pouvais désirer ; mais on« voulait que je ratifiasse l’état de choses éta-11 bli entre la Porte et la Russie par le traité» de Sistowe, et je m’y suis refusé. J’ai ré-ii pondu qu’il fallait qu’une indépendance ab-» solue fût assurée à la Porte, et que tous les» traités qui lui ont été arrachés pendant que» la France sommeillait fussent révoqués. «

Cette lettre de Napoléon avait été précédéeét suivie d’assurances verbales, mais formel-les , qu’il ne remettrait pas l’épée dans lefourreau que la Crimée n’eût été rendue aucroissant. Il avait même autorisé Sébastiani àdonner au divan la copie des instructions quirenfermaient ces promesses.

Telles furent ses paroles; voici ses actions :d’abord elles s’accordèrent. Sébastiani de-manda le passage par la Turquie d’une arméede vingt-cinq mille Français . Il la comman-dera; elle se réunira à l’armée ottomane . Ilest vrai qu’un incident imprévu dérange ceprojet ; mais alors Napoléon fait accepter à