CHAPITRE 111. 27
Sélim la promesse d’un secours de neuf milleFrançais , dont cinq mille artilleurs, que onzevaisseaux de ligne devront porter à Constan tinople . En même temps, l’ambassadeur turcest accueilli avec des égards minutieux dans lecamp français : il accompagne Napoléon dansses revues; les soins les plus caressanS lui sontprodigués , et déjà le grand-écuyer de France traitait avec lui d’une alliance offensive et dé-fensive , quand une attaque inopinée desRusses vint interrompre cette négociation.Cet ambassadeur retourne à Varsovie , où lamême considération l’environne.
U en jouissait encore le jour de la victoiredécisive de Friedland; mais, les jours sui-vans , son illusion se dissipe ; il se voit négli-gé : car ce n’est plus Sélim qu’il représente;une révolution vient de renverser du trônece souverain , l’ami de Napoléon , et avec luil’espoir de donner aux Turcs une armée ré-gulière sur laquelle on put s’appuyer. Napo léon ne sait donc plus s’il pourra compter sur lesecours de ces barbares. Son système change ;c’est désormais Alexandre qu’il veut gagner;et, comme jamais son génie n’hésite, il estdéjà prêt à lui abandonner l’empire d’Orient ,pour qu’il le laisse s'emparer de l’empired’Occident.
C est surtout le système continental qu’ilveut étendre : il faut qu’il en environne l’Eu rope , et la coopération de la Russie va com-
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