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Tome premier.
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CHAPITRE IY. 3 7

parvenus aux grandeurs à ceux qui jouissentd’une illustration transmise , n’est point unenécessité de leur position plus qu’une erreurde leur amour-propre.

Dans cette grande lutte de la démocratiecontre l’aristocratie , celle-ci se recruta del’un de ses ennemis les plus acharnés. Berna-dotte , jeté presque seul au milieu des no-blesses et des cours anciennes , ne songeaqu’à s’en faire adopter : il réussit ; mais cesuccès dut lui coûter cher : pour l’obtenir ,il lui fallut d’abord abandonner, au momentdu danger , les anciens compagnons et lesauteurs de sa gloire. Plus tard il fit plus : onl’a vu marcher sur leurs corps sanglans, s’unirà tous leurs ennemis, naguère les siens, pourécraser son ancienne patrie , et par-là mettresa patrie adoptive à la merci du premier czarambitieux de régner sur la Baltique .

D'un autre côté , il semble que le caractèrede Bernadotte et l’importance de la Suède dans la lutte décisive qui s’engageait, ne pe-sèrent pas assez dans la balance politique deNapoléon . Ardent et entier , son génie ha-sarda trop ; il surchargea si fort une base so-lide , qu’il la fit crouler. C’est ainsi qu’ayantjustement apprécié les intérêts des Suédois ,comme étant naturellement liés aux siens ,dès qu’il voulait affaiblir la Russie , il crutpouvoir en exiger tout sans leur promettreassez ; sa fierté ne calculant pas leur fierté ,