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Tome premier.
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CHAPITRE I.

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» niencer une campagne ruineuse ; que jus-8 que-là, la guerre avait nourri la guerre ; que8 partout on avait trouvé la table mise, mais» qu’à l’avenir nous ne pourrions plus vivre» aux dépens de l’Allemagne , devenue notre8 alliée : bien loin de là, il faudrait nourrir8 ses contingens, et cela sans espoir de dé-* dommagemens, quel que fût le succès, car8 on aurait à payer de Paris chaque ration de8 pain qui se mangerait à Moscou , les nou-8 veaux champs de bataille n’offrant à recueil-8 ür, après la gloire, que des chanvres , des8 goudrons et des mâtures, qui ne serviraient8 sans doute pas à acquitter les frais d’une8 guerre continentale. Que la France n’était8 pas en état de défrayer ainsi l’Europe , sur-8 tout dans l’instant où ses ressources s’écou-8 laient vers l’Espagne ; que c’était mettre à la8 foisle feu aux extrémités, etqu’alors, refluant8 vers le centre épuisé par tant d’efforts, il8 pourrait nous consumer nous-mêmes. »

Ce ministre avait été écouté : l’empereur leregardait d’un air riant, accompagné d’unecaresse qui lui était familière. Il pensait avoirpersuadé , mais Napoléon lui dit : « Tousa croyez donc que je ne saurai pas bien à qui3> faire payer les frais de la guerre ? » Le duccherchait a comprendre sur qui tomberait cefardeau, quand 1 empereur par un seul mot,dévoilant toute la grandeur de ses projets,ferma la bouche à son ministre étonné.