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Tome premier.
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CHAPITRE I. 99

car tout, même leurs peuples, semblait lestrahir. En proclamant son bonheur, ne voyait-on pas qu’on insultait à leur infortune ? Ilsétaient donc venus à Dresde pour releverl’éclat du triomphe de Napoléon ; car c’étaitd’eux qu’il triomphait ainsi : chaque cri d’ad-miration pour lui étant un cri de reprochecontre eux, sa grandeur élantleur abaissement;s es victoires, leurs défaites.

Us répandaient sans doute ainsi leur amer-tume , et chaque jour la haine se creusait dansleur sein de plus profondes demeures. On vitd’abord unprince se soustraire à cette péniblePosition par un départ précipité L’impératriced’Autriche , dont le général Bonaparte avaitdépossédé les aïeux en Italie , se distinguaitpar son aversion , quelle déguisait vainement :elle lui échappaitpar de premiers mouvementsque saisissait Napoléon , et qu’il domptait ensouriant ; niais elle employait son esprit et sagrâce h pénétrer doucement dans les cœurspour y semer sa haine.-

L’impératrice de France augmenta involon-tairement cette funeste disposition. On la viteffacer sa belle-mère par l’éclat de sa parure :si Napoléon exigeait plus de réserve , elle ré-sistait , pleurait même , et l’empereur cédait,soit attendrissement, fatigue, ou distraction.On assure encore que , malgré son origine ,il échappa à cette princesse de mortifier l'a-mour-propre allemand , par des comparaisons

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