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Tome premier.
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LIVRE III.

» complète ; ils portent pour vingt-cinq jours» de vivres. Chaque compagnie renferme» des nageurs , des maçons , des boulangers ,» des tailleurs, des cordonniers, des armu-» riers, enfin des ouvriers de toute espèce.» Elles portent tout avec elles ; son armée est» comme une colonie : des moulins à bras» suivent. Il a prévu tous les besoins : tous» les moyens d'y suppléer sont prêts. »

Tant de soins devaient plaire, ils déplurent :ils furent mal interprétés. D’insidieuses obser-vations furent entendues de l’empereur. « Cen maréchal, lui disait-on , veut avoir tout pré-» vu , tout ordonné, tout exécuté. L’empereurn n’est-il donc que le témoin de cette expédi-» tion P la gloire en doit-elle être à Davout ?a —En effet, s’écria l’empereur, ilsemblequea ce soit lui qui commande l’armée. »

On alla plus loin , on réveilla d’anciennescraintes : « N’était-ce pas Davout qui , après» la victoire d’Iéna , avait attiré l’empereur en» Pologne ? N’est-ce pas encore lui qui a voulu» cette nouvelle guerre de Pologne ? lui qui;> déjà possède de si grands biens dans ce pays,a dont l’exacte et sévère probité a gagné les« Polonais , et qu'on accuse d'espérer leur» trône. «

On ne sait si la fierté de Napoléon fut cho-quée de voir celle de ses lieutenants se rappro-cher autant de la sienne ; ou si , dans cetteguerre si irrégulière, il se sentit de plus en plus