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Tome premier.
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LIVRE III.à la renommée. L’étonnement, l’admirationqu’il inspirait, flattaient notre amour-propre ;car tout nous était commun avec lui.

Quant à cette jeunesse d’élite qui, dans cestemps de gloire, remplissait nos camps, soneffervescence était naturelle. Qui de nous,dans ses premières années, ne s’est point en-flammé à la lecture de ces haüts faits de guerredes anciens et de nos ancêtres ? Alors n’au-rions-nous pas voulu tous être ces liéros dontnous lisions l’histoire réelle ou imaginaire?Dans cette exaltation , si tout-à-coup ces sou-venirs s’étaient réalisés pour nous ; si nosyeux, au lieu de lire, avaient vu ces merveil-les ; que nous en eussions senti les lieux ànotre portée , et que des places se fussent of-fertes à côté de ces paladins dont notre jeuneet vive imagination enviait la vie aventureuseet la brillante renommée ; qui de nous auraithésité , et ne se serait pas élancé plein de joieet d’espoir , en méprisant un odieux et hon-teux repos !

Telles étaient les générations nouvelles.Alors on était libre d’être ambitieux ! Tempsd’ivresse et de prospérités , où le soldat fran-çais , maître de tout par la victoire , s'estimaitplus que le seigneur, ou même le monarquedont il traversait les états ! Il lui semblait queles rois de l’Europe ne régnaient que par lapermission de son chef et de ses armes.

Ainsi l’habitude entraînait les uns , l’ennui