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Tome premier.
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279
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CHAPITRE VII. u 79

Dans l’armée, on se demanda pourquoi l’em-pereur, en faisant concourir pour un mêmeLut trois cliefs indépendants l’un de l’autre ,ne s’était pas trouvé là pour leur donner unensemble indispensable, et sans lui impos-sible. Mais il était rentré dans Smolensk , soitfatigue, soit surtout qu’il ne se lût pas atten-du à un combat si sérieux ; soit enfin que parla nécessité de s’occuper de tout à la fois, ilne pût être à temps et tout entier nulle part.En effet, le travail de son empire et de l’Eu-rope , suspendu .par les jours d’action quiavaient précédé, s’amoncelait. 11 fallait dé-blayer scs portefeuilles , et donner un coursaux affaires civiles et politiques, qui com-mençaient à s’cncombfer ; il était d’ailleurspressant et. glorieux de dater de Smolensk .

Aussi, quand Borelli, sous-clief d’état-ma-jor de Murat, vint lui apporter la nouvelledu clioc de Yaloutina, hésita-t-il à le rece-voir , et telle était sa préoccupation, qu’ilfallut qu’un ministre insistât, pour que cetoflicier fût admis sur-le-champ. Ee l'apport deBorelli l’émut. « Que dites-vous ! s’écria-t-il,» quoi , vous n’êtes point assez ! l’ennemi« montre-t-il soixante mille hommes ! mais11 c’est donc une bataille ? » et il s’emportaitcontre la désobéissance et l’inaction de Junot,quand Borelli lui apprit la blessure mortellede Gudin. La douleur de Napoléon fut vive,elle s’épancha en questions multipliées, en

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