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Tome premier.
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CHAPITRE VIII, 187

meté ses prétendus sacrilèges; il ignorait quec'était le général russe lui-même qui avait faitincendier les magasins du commerce et lesclochers, et quil nous accusait de ces hor-reurs, afin que les marchands et les paysansne séparassent pas leur cause de celle de la no-blesse.

Lempereur lécouta attentivement : « Maisvotre église, lui dit-il enfin, a-t-elle été brûlée? Non, sire, répliqua le pope; Dieu sera plus puissant que vous ; il la pro- tègera, car je l'ai ouverte à .tous les mal- heureux que lincendie de la ville laisse sans» asile! » Napoléon ému lui répondit : «Vous avez raison ; oui, Dieu veillera sur les vie-

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» times innocentes de la guerre ; il vous- compensera de votre courage. Allez, bon» prêtre, retournez à votre poste. Si tous vos popes eussent imité votre exemple, sils» neussent pas trahi lâchement la mission de» paix quils ont reçue du ciel, sils n eussent» pas abandonné les temples que leur seule présence.rend sacrés , mes soldats auraient respecté vos saints asiles : car nous som- mes tous chrétiens , et votre Bog est notre Dieu . »

A ces mots, Napoléon renvoya le prêtre às on temple, avec une escorte et des secours,lin cri déchirant séleva à la vue des soldats'lui pénétraient dans cet asile. Une multitudeh femmes et d'enfants effarés se pressèrent