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Tome premier.
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a88 LIVRE VI.

autour de l’autel; mais le pope élevant la voixleur cria : « Rassurez-vous : j’ai vu Napoléon ,» je lui ai parlé. Oli ! comme on nous avait;> trompés, mes enfans ! l’empereur de France n n’est point tel qu’on vous l’a représenté.» 'Apprenez que lui et ses soldats connaissentu et adorent le même Dieu que nous. Laa guerre qu’il apporte n’est point religieuse ;» c’est un démêlé politique avec notre empe-» reur. Ses soldats ne combattent que nos» soldats. Ils n’égorgent point , comme onn nous l’avait dit, les vieillards, les femmesa et les enfants. Rassurez-vous donc; et re-» mercions Dieu d’être délivrés du pénibleu devoir de les liaïr comme des païens, desa impies et des incendiaires. « Alors le popeentonna un cantique d’action de grâces, quetous répétèrent en pleurant.

Mais ces paroles mêmes montraient à quelpoint cette nation avait été abusée. Le restedes habitants avait fui. Désormais ce n’étaitdonc plus leur armée seulement, c’était lapopulation, c’était la Russié tout entière quireculait devant nous. Avec cette population ,l'empereur sentait s’échapper de ses mainsl’un de ses plus puissants moyens de con-quête.