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Tome premier.
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296 LIVRE VI.

cette échauffourée. Les Russes disparurent

dans les bois.

Le lendemain , Saint-Cyr les fit poursuivre,mais seulement pour éclairer leur retraite ,marquer la victoire, et en recueillir encorequelques fruits. Pendant les deux mois quisuivirent, jusqu’au 18 octobre, Wittgensteinle respecta. De son côté, le général françaisne s’occupa plus qu’à observer son ennemi, àmaintenir ses communications avec Macdo-nald, Vitepsk et Smolensk , à se fortifier danssa position de Polotsk , et surtout à y vivre.

Dans cette journée du 18, quatregénéraux,quatre colonels et beaucoup d’officiers avaientété blessés. Parmi eux, l’armée remarqua lesgénéraux bavarois Deroy et Liben. Ils succom-bèrent le 22 août. Ces généraux étaient dumême âge ; ils avaient été du même régiment;ils firent les mêmes guerres ; iis mai'chèrent àpeu près du même pas dans leur chanceusecarrière, qu'une même mort, dans la mêmebataille , termina glorieusement. On ne voulutpas séparer, par le tombeau, ces guerriers quela vie, et la mort elle-même n’avaient pu dés-unir : une même sépulture les reçut.

A la nouvelle de cette victoire l’empereurenvoya le bâton de maréchal d’empire au gé-néral Saint-Cyr. Il mit un grand nombre decroix à sa disposition , et plus tard il approuvala plupart des avancements demandés.

Malgré ces succès, la détermination de dé-