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Tome premier.
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299
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CHAPITRE X. 299

mouvement de flanc de Montbrun par quel-ques démonstrations de front.

Mais Davout répondit : « que ce serait livrer» notre aile droite, au travers de laquelle» l’ennemi arriverait derrière nous sur la» grande route , notre seule retraite; qu’ainsi,» il nous forcerait à une bataille, que lui ,» Davout , avait l’ordre d’éviter, et qu’il évi-» terait, ses forces étant insuffisantes, la po-« sition mauvaise, et se trouvant sous les» ordres d’un chef qui lui inspirait peu de» confiance. » Puis aussitôt il écrivit à Napo-léon qu’il se pressât d’arriver, s’il ne voulaitpas que Murat engageât sans lui une bataille.

A cette nouvelle , qu’il reçut dans la nuitdu 24 au août, Napoléon sortit avec joiede son indécision. Pour ce génie entrepren-nant et décisif, elle était un supplice ; il ac-courut avec sa garde , et fit douze lieues sanss’arrêter ; mais dès la veille au soir , l’arméeennemie avait disparu.

De notre côté, sa retraite fut attribuée aumouvement de Montbrun ; du côté des Russes ,à Barclay, et à une fausse position prise parson chef d’état-major, qui avait mis le terraincontre lui, au lieu de s’en servir. Bagrations en était aperçu le premier , sa fureur avaitéclaté sans mesure ; il cria à la trahison.

La discorde était dans le camp des Russes ,comme à notre avant-garde. La confiance dansle chef, cette force des armées, y manquait;