3io LIVRE VII.
naissent guère d’autres. Il fallait seize hommeset douze heures pour moudre , dans chacund’eux, le grain nécessaire, pour un jour, àcent trente hommes.
Dans ce pays, chaque maison ayant unfour, ils manquèrent peu : les boulangersabondaient ; car les régiments du premiercorps renfermaient des ouvriers de toute es-pèce , de sorte que vivres et vêtements, touts’y confectionnait, ou s’y réparait en mar-chant. C’étaient des colonies à la fois civiliséeset nomades. L’empereur en avait eu la pensée ;le génie du prince d’Eckmühl s’en était saisi :le temps, les lieux, les hommes, rien ne luiavait manqué pour l’accomplir; mais ces troiséléments de succès furent moins à la dispo-sition des autres chefs. Au reste, leur ca-ractère , plus impétueux et moins méthodique,n’en aurait peut-être pas tiré le même parti ;avec un génie moins organisateur, ceux-ciavaient donc eu plus d’obstacles à vaincre :l’empereur ne s’était pas assez arrêté à cesdifférences ; elles avaient des suites funestes.