3a4 LIVRE VII.
» et sa décision ! c’était à lui-même à venger>» son injure ! Qu’importe son rang ! c’estson» épée seule qui l’a fait roi, c’est à elle seule» qu'il en appelle ! » et déjà il saisissait sesarmes potrr aller attaquer Davout , quand Bel-liard l’arrêta en lui opposant les circonstances,l'exemple à donner à l'armée , l’ennemi à pour-suivre , et qu’il ne fallait pas attrister les sienset charmer l’ennemi par un fâcheux éclat.
Ce général dit qu’alors il vit ce roi maudiresa couronne, et chercher à dévorer son af-front ; mais que des larmes de dépit roulaientdans ses yeux et tombaient sur ses vêtements.Pendant qu’il se tourmentait ainsi, Davout ,s’opiniâtrant dans son opinion , disait quel’empereur était trompé, et demeurait tran-quille dans son quartier-général.
Napoléon rentra dans Viazma , où il fallaitqu’il séjournât, pour reconnaître sa nouvelleconquête, et le parti qu’il en pouvait tirer.Les nouvelles qu’il apprit de l’intérieur de laRussie lui montrèrent le gouvernement en-nemi s’appropriant nos succès , et s’efforçantde faire croireque la perte de tant de provin-ces était l’elfet d’un plan général de retraite,adopté d’avance. Des papiers saisis dans Viazmadisaient qu’à Pétersbourg on chantait des TeDeum pour de prétendues victoires de VitepskoudeSmolensk Etonné, il s'écria: « Eh quoi !« des Te Deum ! ils osent donc mentir à Dieu >1 comme aux hommes ! »