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Tome premier.
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554 LIVRE VII.

il revit cette douce image, son âme guerrières'attendrit-elle! lui-même il exposa ce tableaudevant sa tente, puis il appela ses officiers etjusqu'aux soldats de sa vieille garde , voulantfaire partager son émotion à ces vieux grena-diers , montrer sa famille privée à sa famillemilitaire, et faire briller ce symbole despoirau milieu dun grand danger.

Dans la soirée, un aide-de-camp de Mar-mont , parti du champ de bataille des Aro-pyles , arriva sur celui de la Moskwa . Cétaitce même Fabvier quon a vu depuis figurerdans nos dissensions intestines. Lempereurreçut bien laide-de-camp du général vain-cu. La veille dune bataille si incertaine , ilse sentait disposé à lindulgence pour unedéfaite : il écouta tout ce qui lui fut dit surla dissémination de ses forces en Espagne ,sur la multiplicité des généraux en chef, etconvint de tout : mais il expliqua ses motifs,quil est hors de propos de rappeler ici.

La nuit revint , et avec elle la crainte quàla faveur de ses ombres larmée russe ne sé-vadât du champ de bataille. Cette anxiété en-trecoupa le sommeil de Napoléon . Sans cesse ilappela, demandàntlheure, si lon nentendaitpas quelque bruit , et envoyant regarder silennemi était encore en présence. Il en dou-laitencore tellement, quil avait fait distribuersa proclamation avec ordre de ne la lire que lelendemain matin, et en cas quil y eut bataille.