56o LIVRE VII.
» bien, je ne veux pas la faire démolir; je5> gagnerai la bataille sans elle. »
Alors Ney, avec ses trois divisions, rédui-tes à dix mille hommes, se jette dans la plaine ;il court seconder Davout ; l’ennemi partageses feux; Ney se précipite. Le 5y c régiment deCompans, se voyant soutenu, se ranime ; parun dernier élan , il vient d’atteindre les re-tranchements ennemis; il les escalade, jointles Russes , et de ses baïonnettes les pousse ,les culbute et tue les plus obstinés. Le restefuit, et le 5y c s’établit dans sa conquête. Enmême temps Ney s’élance avec tant d’empor-tement sur les deux autres redoutes, qu’il lesarrache à l’ennemi.
Il était midi : la gauche de la ligne russeainsi forcée, et la plaine ouverte, l’empereurordonne à Murat de s’y porter avec sa cavale-rie et d’achever. Un instant suffit à ce princepour se faire voir sur les hauteurs , et au mi-lieu de l’annemi qui y reperaissait ; car la se-conde ligne russe et des renforts, amenés parBagawout et envoyés par Tutchkof, venaientau secours de la première. Tous accouraient,s’appuyant sur Semenowska , pour reprendreleurs redoutes. Les Français étaient encoredans le désordre de la victoire 1 ils s’étonnentet reculent.
Les Westphaliens , que Napoléon venaitd’envoyer au secours de Poniatowsky , traver-saient alors le hois qui séparait ce prince du