CHAPITRE I. 5
ment, plusieurs villes qu’occupèrent presqueaussitôt les Français . On remarqua aussi soudépart de l’armée , lorsqu’elle commençait àcombattre.
Quant à ses mesures politiques dans sesnouvelles et dans ses anciennes provinces, etquant à ses proclamations de Polotsk à son ar-mée, à Moscou , à sa grande nation, on con-venait qu’elles étaient singulièrement appro-priées aux lieux et aux hommes. Il semble ,en effet, qu’il y eut, dans les moyens politi-ques qu’il employa , une gradation d’énergietrès-sensible.
Dans la Lithuanie nouvellement acquise ,soit précipitation , soit calcul, on avait toutménagé en se retirant, sol, maisons , habi-tants; rien n’avait été exigé : seulement onavait emmené les seigneurs les plus puissants,leur défecLiou eût été d’un exemple trop dan-gereux , et dans la suite leur retour plus diffi-cile , s’étant plus compromis ; c’étaient d’ail-leurs des otages.
Dans la Lithuanie plus anciennement réu-nie, où une administration douce, des faveurshabilement distribuées, et une plus longuehabitude, avaient fait oublier l’indépendance,on avait entraîné après soi les hommes et toutce qu’ils pouvaient emporter. Toutefois, onn’avait pas cru devoir exiger d’une religionétrangère et d’un patriotisme naissant l’incen-die des propriétés : un recrutement de cinq