4 LIVRE VIII.
hommes seulement, sur cinq cents mâles,
avait été ordonné.
Blais, dans la vieille Russie , où tout con-courait avec le pouvoir, religion, superstition,ignorance, patriotisme, non-seulement onavait tout fait reculer avec soi sur la route mi-litaire , mais tout ce qui ne pouvait pas suivreavait été détruit, tout ce qui n’était pas recruedevenait milice ou cosak.
L’intérieur de l’empire étant, alors menacé,c’était à Moscou à donner l’exemple. Cette ca-pitale, justement nommée par ses poètes Mos-cou aux coupoles dorées , était un vaste et bi-zarre assemblage de deux cent quatre-vingt-quinze églises et de quinze cents châteaux ,avec leurs jardins et leurs dépendances. Cespalais de brique et leurs parcs, entremêlés dejolies maisons de bois et même de chaumiè-res , étaient dispersés sur plusieurs lieues car-rées d'un terrain inégal; ils se groupaient au-tour d’une forteresse élevée et triangulaire ,dont la vaste et double enceinte , d’une demi-lieue de pourtour, renfermait encore, l’une,plusieurs palais, plusieurs églises et des es-paces incultes et rocailleux; l'autre, un vastebazar, ville de marchands , où les richesses desquatre parties du monde brillaient réunies.
Ces édifices , ces palais , et jusqu’aux bou-tiques , étaient tous couverts d’un fer poli etcoloré ; les églises , chacune surmontée d’uneterrasse et de plusieurs clochers que termi-