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Tome second.
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CHAPITRE 1Y. 51

puissante pour nous consoler encore , et rele-ver fièrement nos têtes , abattues par le mal-heur !

Napoléon lui-même était accouru. Il s’ar-rêta transporté; une exclamation de bonheurlui échappa. Depuis la grande bataille , lesmaréchaux mécontents s’étaient éloignés delui ; mais à la vue de Moscou prisonnière, àla nouvelle de l’arrivée d’un parlementaire ,frappés d’un si grand résultat, enivrés de toutl'enthousiasme de la gloire, ils oublièrentleurs griefs. On les vit tous se presser autourde l’empereur, rendant hommage à sa fortune,et déjà tentés d’attribuer à la prévoyance deson génie le peu de soin qu’il s’était donnéle -j , pour compléter sa victoire.

Mais chez Napoléon , les premiers mouve-ments étaient courts. Il avait trop à penserpour se livrer long-temps à ses sensations. Sonpremier cri avait été : « La voilà donc enfin» cette ville fameuse ! » Et le second fut : « Il» était temps ! »

Déjà ses yeux, fixés sur cette capitale, n'ex-primaient plus que de l’impatience : en elle ilcroyait voir tout l’empire russe . Ces murs ren-fermaient tout son espoir, la paix, les fraisde la guerre et une gloire immortelle : aussises avides regards s’attachaient-ils sur toutesses issues. Quand donc ses portes s’ouvriront-elles? quand en verra-t-il sortir cette députa-tion qui lui soumettra ses richesses, sa popu-