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Tome second.
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3a LIVRE VIII.

lation, son sénat, et la principale noblesserusse ? Dès lors cette entreprise, où il s’étaitsi témérairement ensané, terminée heureuse-ment et à force (l'audace, sera le fruit d'unehaute combinaison , son imprudence sera gran-deur ; dès lors sa victoire de la Moskwa , siincomplète , deviendra son plus beau fait d’ar-mes. Ainsi, tout ce qui pouvait tourner à saperte tournerait à sa gloire ; cette journée al-lait commencer à décider s’il était le plus grandhomme du monde , ou le plus téméraire; en-fin s’il s’était élevé un autel ou creusé un tom-beau.

Cependant , l'inquiétude commençait à lesaisir. Déjà, à sa gauche et à sa droite, il voyaitle prince Eugène et Poniatowsky déborder laville ennemie ; devant lui, Murat atteignait,au milieu de ses éclaireurs, l’entrée des fau-bourgs , et pourtant aucune députation ne seprésentait; seulement un officier de Milorado-vitcli était venu déclarer que ce général met-trait le feu à la ville, si l’on ne donnait pas àson arrière-garde le loisir de l’évacuer.

Napoléon accorda tout. Les premières trou-pes des deux armées se mêlèrent quelques in-stants. Murat fut reconnu parlesCosaks: ceux-ci , familiers comme des nomades et expressifscomme des méridionaux, se pressent autourde lui ; puis , par leurs gestes et leurs excla-mations, ils exaltent sa bravoure, et l’enivrentde leur admiration. Le roi prit les montres do