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Tome second.
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58 LIVRE Y111.

n ment abandonnée, mais encore ayant vouluh tout y détruire, tout ce qu’on pourrait enn sauver serait légitimement acquis ; qu’il en» était des restes de cette cité comme de cesj) débris d’armes de vaincus qui appartien-» nent de droit aux vainqueurs , les ftloscovi-» tes s’étant servis de leur capitale comme» d’une grande machine de guerre pour nousn anéantir. »

C’étaient les plus probes et l'es plus disci-plinés qui parlaient ainsi, et l’on n’avait rienà leur répondre. Cependant , un scrupuleexagéré empêchant d’abord d’ordonner le pil-lage , on le permit sans le régler : alors ,poussés par les besoins les plus impérieux,tous se précipitent , soldats d’élite , officiersmême. Les chefs sont obligés de fermer lesyeux ; il ne reste aux aigles et aux faisceauxque les gardes indispensables.

L’empereur voit son armée entière disper-sée dans la ville. Sa marche est embarrasséepar une longue file de maraudeurs qui vontau butin ou qui en reviennent; par des ras-semblements tumultueux de soldats groupésautour des soupiraux des caves et devant lesportes des palais , des boutiques et des égli-ses , que le feu est près d’atteindre, et qu’ilscherchent à enfoncer.

Ses pas sont arrêtés par des débris de meu-bles de toute espèce qu’on a jetés par les fe-nêtres pour les soustraire à l'incendie ; enfin,