CHAPITRE IX. 65
» comme bloqué par ses détachements : là, il“ va surveiller ses mouvements , couvrir les» ressources de l'empire, recompléter son» armée; » et déjà (le 16 septembre) il an-nonce que « Napoléon sera forcé d’abandon-» ner sa funeste conquête. »
On dit qu’à cette nouvelle Alexandre de-meura consterné. Napoléon espérait dans lafaiblesse de son rival, en même temps que lesRusses en craignaient l’effet. Le czar démen-tit cet espoir et cette crainte. Dans ses dis-cours , on le voit grand comme son malheur ;il s'adresse à ses peuples. « Point d'abatte-» ment pusillanime, s’écrie-t-il; jurons de re-» doubler de courage et de persévérance.
» L’ennemi est dans Moscou déserte, comme» dans un tombeau, sans moyens de domina-jj’tion, ni même d’existence. Entré en Russie » avec trois cent mille hommes de tout pays,» sans union, sans lien national ni religieux,» la moitié eu est détruite par le fer , la faim>> et la désertion ; il n’a dans Moscou que des>i débris ; il est au centre de la Russie , et pas» un seul Russe n’est à scs pieds.
» Cependant, nos forces s’accroissent et» l’entourent. Il est au sein d’une populationa puissante, environné d’années qui l’arrê-» tent et l’attendent, bientôt, pour échapper» à la famine, il lui faudra fuir à travers les» rangs serrés de nos soldats intrépides. Re-» culerons-nous doue, quand l’Europe nous
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