CHAPITRE X 77
» continuité de combats. Et pour quel motif?» Leurs peuples , comme leurs empereurs,« devaient s’estimer, s’aimer , et Être alliés» l’un de l’autre. Ils formaient des vœux ar-» dents pour qu’une prompte paix arrivât de» Pétersbourg. Jamais Volkonsky ne se hâterait» assez. » Et ils s’empressaient autour deLauriston, l’attirant à part , lui prenant lesmains , et lui prodiguant ces manières cares-santes qu’ils tiennent de l’Asie .
Ce qui fut bientôt prouvé, c’est qu’ils s’é-taient surtout entendus pour tromper Muratet son empereur. Ils y réussirent. Ces détailstransportèrent de joie Napoléon . Crédule parespoir, par désespoir peut-être, il s’enivrequelques instants de cette apparence , et ,pressé d’échapper au sentiment intérieur quil’oppresse , il semble vouloir s’étourdir ens’abandonnant à une joie expansive. Il appelletous ses généraux ; il triomphe en leur annon-çant une paix toute prochaine ! « Quinze« jours d’attente suffiront ! Lui seul a .connu>> les Russes ! A la réception de sa lettre , on» verra Pétersbourg faire des feux de joie. »
Toutefois , l’armistice proposé par Kutu-sof lui déplut, il ordonna à Murat de le rom-pre sur-le-champ, mais il n’en fut pas moinsobservé , et l’on en ignore la cause.
Cet armistice était singulier Pour le rom-pre , il suffisait de se prévenir réciproquementLois heures d’avance. Il n’existait que pour