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Tome second.
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8a LIVRE VIII.

» armes s’échapperont de vos mains engour-D dies et à demi mortes. »

On remarqua aussi les paroles de quelqueschefs cosaks. Ceux-là demandaient aux nôtress’ils n’avaient point chez eux assez de blé ,« assez d’air , assez de tombeaux , enfin ,» assez de place pour vivre et mourir. Pour-» quoi allaient-ils donc prodiguer ainsi leur» vie si loin de leurs foyers , et engraisser de» leur sang un sol étranger? Ils ajoutaient>' que c’était un larcin fait à son pays; que ,» vif , on se devait à sa culture , à sa dé-» fense , à son embellissement : que , mort,» on lui devait son corps qu’on tenait de lui ,» qu’il avait nourri , et dont à son tour on» devait le nourrir. »

L’empereur n’ignorait point ces avertisse-ments , mais il les repoussait, ne voulautpas se laisser ébranler. L inquiétude dontil était ressaisi se décelait par des ordres decolère. Ce fut alors qu’il lit dépouiller leséglises du Kremlin de tout ce qui pouvaitservir de trophée à la grande - armée. Cesobjets, voués à la destruction par les Russes eux-mêmes , appartenaient , disait-il , auxvainqueurs, par le double droit donné par lavictoire , et surtout par l’incendie.

Il fallut de longs efforts pour arracher à latour du Grand-Yvan sa gigantesque croix.L’empereur voulait qu'à Paris le dôme des In-valides en fût orné. Le peuple russe attachait