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Tome second.
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84 LIVRE VIII.

» ce vide immense. Dans ce pays de mœursw et de religion étrangères , il n’a pas conquis» un homme ; il n’est réellement maître quei) du sol que ses pieds touchent à l'instant» même. Celui qu’il vient de quitter et den laisser derrière lui n’est guère plus à lui queh celui qu'il n’a pas encore atteint. Insuffi-» sant à ces vastes solitudes, il se voit comme» perdu dans leur espace. »

Alors il parcourt les différentes résolutionsqui lui restent à prendre. « On croit, dit-il ,» qu’il n’a qu’à marcher, sans songer qu’iln faut un mois à son armée pour se refaire, et)> à ses hôpitaux pour être évacués ; que s’ila abandonne ses blessés, on verra les Cosaks» triompher chaque jour de ses malades, de» ses traîneurs. Il paraîtra fuir. L’Europe en» retentira! l’Europe qui l’envie, qui luia cherche un rival pour se rallier à lui, et qui» croirait l’avoir trouvé dans Alexandre. »Appréciant alors toute la force qu’il tire duprestige de son infaillibilité, il frémit d’y por-ter une première atteinte. « Quelle effrayantea suite de guerres périlleuses dateront de son» premier pas rétrograde ! Qu’on ne blâmea donc plus son inaction. Eh ! ne sais-je pas,a ajoute-t-il, que militairement Moscou nen vaut rien ! Mais Moscou n’est point une po-ii sitiou militaire , c’est une position politi-n que. On m’y croit général, quand j’y suis.■empereur ! Puis il s’écrie , qu’en politique