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Tome second.
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9 o LIVRE VIII.

don volontaire : les attelages manquent à sonartillerie, désormais trop nombreuse pour unearmée aussi réduite ; il n’importe, il s’irriteà la proposition d’en laisser une partie dansMoscou : « Non, l’ennemi s’en ferait un tro-phée ; » et il exige que tout marche avec lui.

Dans ce pays désert, il ordonne l’achat devingt mille chevaux ; il veut qu’on s’approvi-sionne de deux mois de fourrages, sur un soloù, chaque jour, les courses les plus lointai-nes et les plus périlleuses ne suffisent pas àla nourriture de la journée. Quelques-uns dessiens s’étonnèrent d'entendre des ordres siinexécutables ; maison a déjà vu que quelque-fois il les donnait ainsi pour tromper ses enne-mis , et, le plus souvent, pour indiquer auxsiens l’étendue des besoins , et les effortsqu’ils devaient faire pour y subvenir.

Sa détresse ne perça que par quelques ac-cès d’humeur. C’était le matin à son lever.Là, au milieu des chefs rassemblés, entourésde leurs regards inquiets et qu’il suppose dés-approbateurs , il semble vouloir les repousserde son attitude sévère, et d’une voix brus-que, cassante et concentrée. A la pâleur deson visage , on voyait que la vérité, qui nese fait jamais mieuxtentendre que dans l’om-bre des nuits , l’avait oppressé longuement desaprésence, et fatigué de son importune clarté.Quelquefois alors , son cœur , trop surchar-gé , déborde, et répand ses douleurs autour