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Tome second.
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CHAPITRE II.

Ce fut alors que les Russes , enhardis parleur nombre sans cesse croissant, et par lesuccès, descendirent parleur droite pour s’em-parer du pont, et nous couper toute retraite.Le prince Eugène en était à sa dertiière ré-serve, il s’engagea lui-même avec sa garde. Acette vue, et à ces cris, les restes des i3 e , i4 eet i5 e divisions se raniment, elles font undernier et puissant effort, et, pour la cin-quième fois , la guerre est encore reportée surles hauteurs.

En même temps, le colonel Péraldi et leschasseurs italiens culbutaient, à coups debaïonnettes, les Russes qui , déjà, voyaient lagauche du pont, et sans rèprendre haleine,enivrés de la fumée et des feux qu’ils ont tra-versés , des coups qu'ils'donnaient et de leurvictoire, ils s’emportèrent au loin dans laplaine haute , et voulurent s’emparer des ca-nons ennemis ; mais une de ces crevasses pro-fondes dont le sol russe est sillonné , lesarrêta sous un feu meurtrier ; leurs rangss’ouvrirent , la cavalerie ennemie les attaqua,ils furent repoussés jusque dans les jardins dufaubourg. Là, ils s’arrêtent et se resserrent ;Durrieu, Gifflenga , Trezel, Français et Ita-liens , tous défendent avec acharnement les1 ssues hautes de la ville, et les Russes , enfinrebutés, reculent et se concentrent sur la routede Kalougha, entre les bois etMalo-Iaroslaveiz.

■C’est ainsi que dix-huit mille Italiens et