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Tome second.
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LI\ UE IX.profonds ravins , et les bois qui environnentcette plaine liante , et en font connue uncliamp clos. D’un côté , les Français venantdu nord qu’ils évitent ; de l’autre , à l’entréedes bois , les Russes gardant le sud , et cher-chant à nous repousser sur leur puissanthiver ; Napoléon entre ces deux armées , aumilieu de cette plaine , ses pas et ses regardserrant du midi à l’ouest , sur les routes deKalougha et de Mcdyn : toutes deux lui sontfermées. Sur celle de Kalougha , Kutusof etcent vingt mille hommes paraissent prêts à luidisputer vingt lieues de défilés ; du côté deMedyn , il voit une cavalerie nombreuse :c’est Platof et ces mêmes bordes qui viennentde pénétrer dans le flanc de l’armée , quil'ont traversée de part en part , et qui ensont ressorties chargées de butin , pour sereformer sur son flanc droit où des renfortset leur artillerie les ont attendus. C’est de cecôté que les yeux de l'empereur se sont at-tachés le plus long-temps, qu’il a consultéses cartes , écouté ses chefs, et apprécié toutce qu’avait de critique sa position , par l’ex-trême violence de leurs dissentiments , dontsa présence ne peut contenir l’expression :puis , tout chargé de regrets et de tristespressentiments , on l’a vu revenir lentementdans son quartier-général.

Murat, le prince Eugène, Bertliier , Da-yout etBessières l’avaient suivi. Cette chétive