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Tome second.
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1LIVRE IX.sens à la fois. Pour la repousser, tout ma»'quait, excepté des ordres inexécutables (lan 5ces déserts, et. qui d'ailleurs, donnés de tropliaut et de trop loin, passaient par trop demains pour être exécutés.

Toutefois, malgré la faim, le froid et le dé'nuement le plus complet, le dévouement dequelques chirurgiens et un reste d’espoir sou-tenaient encore un grand nombre de blessésdans ce séjour fétide. Mais, quand ils virentque l'armée repassait, qu’ils allaient être aban-donnés, qu’il n’y avait plus d’espoir, les moinsfaibles se traînèrent sur le seuil de la porte :ils bordèrent le chemin, et nous tendirentleurs mains suppliantes.

L’empereur venait d’ordonner que .chaquevoiture, quelle qu’elle fût, reçût un de cesmalheureux, et que les plus faibles fussent,comme à Moscou , laissés sous la protection deceux des officiers russes prisonniers et blessésque nos soins avaient rétablis. Il s’arrêta pourfaire exécuter cet ordre, et ce fut au feu deses caissons abandonnés que lui et la plupartdes siens se ranimèrent. Depuis le matin , unemultitude d’explosions avertissaient des nom'breux sacrifices de cette espèce que déjà l’onétait obligé de faire.

Pendant cette balte, on vit une actionatroce. Plusieurs blessés venaient d’être placéssur des charrettes de vivandiers. Ces misera'Ides, dont le butin de Moscou surchargeait les