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Tome second.
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i 7 4 LIVRE IX.

» dévoreraient plus les restes de la grande» route. » Enfin , l'aide-de-camp devait dévoi-ler à l’empereur toute l'horreur de sa situa-tion. Ney en rejetait la responsabilité.

Mais Napoléon en voyait assez autour de luipour juger du reste. Les fuyards le dépassaient :il sentait qu’il'n’y avait plus qu'à sacrifier suc-cessivement l’armée, partie par partie, encommençant par les extrémités, pour en sau-ver la tête. Quand donc l’aide-de-camp voulutcommencer, il l’interrompit brusquement parces mots : « Colonel, je ne vous demande pas» ces détails ! » Celui-ci se tut, comprenantque dans ce désastre, désormais irrémédiable,et où il fallait à chacun toute sa force , l’em-pereur craignait des plaintes qui ne pouvaientqu’affaiblir celui qui s’y laissait aller et celuiqui les entendait.

Il remarqua l’attitude de Napoléon , cellequ’il conserva pendant toute cette retraite :elle était grave, silencieuse et résignée; souf-frant moins de corps que les autres, mais bienplus d’esprit, et acceptant son malheur.

En ce moment, le général Charpentier luienvoyait de Smolensk un convoi de vivres.Bessières voulut s’en emparer, mais l’empe-reur les fit passer sur-le-champ au prince dela Moskwa , en disant « que c’était à ceux qui» se battaient à manger avant les autres. » Enmême temps il envoya recommander à Ney<t de se défendre assez pour lui donner quel-