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Tome second.
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igo LIVRE IX.

« nus comme imbéciles; ils pleuraient, on» fixaient la terre d’un cêil hagard et opiniâ-» tre. Il y en avait eu dont les cheveux s’é-n laient raidis, dressés et tordus en cordes;» puis , au milieu d’un torrent de blasphè-» mes, d’une horrible convulsion , ou d’un» rire encore plus affreux, ils étaient tombés» morts.

» En même temps , il avait fallu prompte-ii ment abattre le plus grand nombre de bœufsa amenés d’Allemagne et d Italie . Ces animauxa ne voulaient plus ni marcher , ni manger.» Leurs yeux , renfoncés dans leur orbite ,a étaient mornes et sans mouvement. On lesa tuait sans qu’ils cherchassent à éviter le» coup. D’autres malheurs sont arrivés : plu-» sieurs convois ont été interceptés, des ma-» gasius pris ; un parc de huit cents bœufs» vient d'être enlevé à Krasnoé. «

Cet homme ajouta, « qu’il fallait aussi avoirn égard à la grande quantité de détachementsh qui avaient passé dans Smolensk ; au sé-n jour qu’y avaient fait le maréchal Victor,« vingt-huit mille hommes, et environ quinzen mille malades ; à la multitude de postes et» de maraudeurs, que l’insurrection et l’ap-« proche de l’ennemi avaient rejetés dans laa ville. Tous avaient vécu sur les magasins ;» il avait fallut délivrer près de soixante mille» rations par jour ; enfin on avait poussé desii vivres et des troupeaux vers Moscou , jus'