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Tome second.
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CHAPITRE II. 2o5

percevait alors du danger de sa position. Elleétait si critique, qu'il ne profita de notre mou-vement rétrograde et du découragement dontil fut suivi , que pour se retirer.

Les officiers qui nous donnèrent ces détails,ajoutèrent que depuis ce moment , Wittgens-tein n’avait plus songé qu’à reprendre Nitepsket à se défendre. Probablement , il crut troptéméraire de tourner la Bérézina par ses sour-ces , pour se joindre à Tchitchakof ; car unbruit sourd, qui déjà se répandait, nous me-naçait de la marche de cette armée du midi ,sur Minsk et Borizof, et de la défection deScliwartzembeçg.

Ce fut à Mikalewska, le 6 novembre, dans cejour de malheur où Napoléon venait de rece-voir la nouvelle de la conjuration de Mallet,qu’il apprit la jonction du deuxième et du neu-vième corps et le combat désavantageux deCzazniki. Il s’irrita , et fit dire au duc de Bel-lune de rejeter sur-le-champ Wittgenstein der-rière la Diina ; que le salut de 1 armée en dé-pendait. Il ne dissimula pas à ce maréchal qu’ilarrivait à Smolensk avec une armée harasséeet une cavalerie toute démontée.

Ainsi , les joui'.s heureux étaient passés ; detoutes parts arrivaient des nouvelles désastreu-ses. D’un côté , Polotsk , la Düna , Vitepsk ,perdus , et Wittgenstein déjà à quatre jour-nées de Borizof ; de l’autre , vers Elnia , Ba-raguay-d'Hilliers culbuté.Ce général s’est laissé

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