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Tome second.
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ao8 LIVRE X.

» pouvait qu’à Moscou tout eût été oublié ;a pourquoi tant de bagages inutiles ; pour-« quoi tant de soldats déjà morts de faim et de» froid sous le poids de leurs sacs, chargés d'ora au lieu de vivres et de vêtements, et surtout» si trente-trois journées de repos n'avaienth pas suffi pour préparer aux chevaux de cava-» lerie de l’artillerie, et àceux des voitures, des>i fers à cx-ampons qui eussent x-enduleur mar-» che plus sûre et plus i-apide ?

n Alors, nous n’eussions pas pei’du l’élite» des hommes à Viazma, au Wop, au Dnie-» per et sur toute la route; enfin aujourd’hui,a Kutusof, Wittgenstein, et peut-être Tchit-m cliakof, n’auraient pas le temps de nous» préparer de plus funestes journées.

n Mais poui'quoi , à défaut d’ordre de Na-n poléon, cette pi'écaution n.’avait-elle pas étén pi’ise par des chefs , tous rois , princes et» maréchaux? L’hiver n'avait-il donc pas été» pi’évu en Russie? Napoléon , habitué à l’in-n dustrieuse intelligence de ses soldats , avait-» il trop compté sur leur pi’évoyance? Leu souvenir de la campagne de Pologne , pen-n dant un hiver aussi peu rigoui’eux que celui* de nos climats , l’avait-il abusé, ainsi qu’unu soleil brillant dont! la persévéï'ance, pen-» dant tout le mois d'octobre, avait fi'appéa d’étonnement jusqu’aux Russes eux-mêmes?u De quel esprit de vertige ^l’armée, commeu son chef, a-t-elle doue été frappée?Sur quoi