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Tome second.
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207
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CHAPITRE II. 207

à les lire , on croirait qu’il commande encoreà plusieurs armées. Il ne hâte même pas samarche. Seulement, irrité contre la prudencedu maréchal Victor, il lui renouvelle l’ordred’attaquer Wittgenstein, et d’éloigner ce dan-ger, qui menace sa retraite. Quant à Baraguay-d’Hilliers , qu’un officier vient d’accuser, il lefait comparaître et le renvoie à Berlin , où cegénéral , accablé des fatigues de la retraite, etabattu sous le poids du chagrin , succombeavant d’avoir pu se défendre.

Cette inébranlable fermeté que conservaitA'apoléon , était la seule qui convînt à une sigrande âme et à une si irréparable infortune.Mais ce qui surprenait , c’était qu’il laissât lesort lui arracher tout, plutôt que de sacrifierd’abord une partie pour sauver le reste. Ce futsans son ordre que les chefs de corps brûlè-rent des bagages et détruisirent leur artillerie;pour lui, il laissa faire. £'il donna ensuite quel-ques instructions pareilles, elles lui lurent ar-rachées ; il semblait qu’il s’attachât surtout àce que rien de lui n’avouât sa défaite , soitqu il crût ainsi faire respecter son malheur, et,par cette inflexibilité, dicter aux siens un cou-rage inflexible ; soit fierté des hommes long-temps heureux , qui précipite leur perte.

Toutefois , cette Smolensk , deux fois fatalea l’armée, était un lieu de repos pour quelques-uns. Pendant ce sursis accordé à leurs souffran-ces , ceux-là se demandèrent « comment il se

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