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CHAPITRE IV. aa3
dont tous les soldats étaient morts ou dispersés’,s est élancé de la foule, et d’une voix fortes est écrié : « Retournez promptement d’où» vous venez ; allez , dites à celui qui vous en-11 voie, que s’il a vingt mille hommes , nous» en avons quatre-vingt mille ! » et le Russeinterdit s’est retiré.
Un instant avait suffi pour cet événement,et déjà des collines à gauche de la route jail-lissaient des éclairs et des tourbillons de fu-mée ; une grêle d’obus et de mitraille balayaitle grand chemin , et des tètes de colonnes me-naçantes montraient leurs baïonnettes.
Le vice-roi eut un moment d’hésitation. Illui répugnait de quitter cette malheureuseh'oupe ; mais enfin, lui laissant son chef d’é-Lit-major, il retourna à ses divisions pour les'‘mener au combat, pour leur faire dépasserl obstacle avant qu’il devînt insurmontable ,°u pour périr : car ce n’était pas avec l’orgueil'l Une couronne et de tant de victoires , qu’onPouvait songer à se rendre.
Cependant, Guilleminot appelle à lui les"fficiers qui, dans cet attroupement, se trou-v °nt mêlés avec les soldats. Plusieurs géné-^Ux, des colonels , un grand nombre d’offi-C| ers, en sortent et l’entourent ; ils se-coll-ectent, et, le proclamant leur chef, ils sel'mtagent en pelotons tous ces hommes jus-'jhe là confondus en une seule masse , et qu’il■Gil impossible de remuer.