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Tome second.
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CHAPITRE V. -aol

Cette détermination prise, Napoléon enprépara froidement les dispositions. De grandsmouvements qui se manifestaient autour delui ne l’ébranlèrent point. Ils lui montraientKutusof s’avançant pour l'envelopper et lesaisir lui-même dans Krasnoé. Déjà même,dès la nuit précédente, celle du i 5 au 16, ilavait appris qu’Ojarowski, avec une avant-garde d'infanterie russe, l’avait dépassé , etqu’elle s’était établie à Maliewo, dans un vil-lage eu arrière de sa gauche.

Le malheur l’irritant au lieu de l’abattre, ilavait appelé Rapp , et s’était écrié « qu’il« fallait partir sur-le-champ, et, tout au tra-“ vers de l’obscurité , courir attaquer cette» infanterie à la baïonnette ; que c’était la» première fois qu’elle montrait tant d’auda-» ce, et qu’il voulait l’en faire repentir, de» manière à ce qu’elle n’osât plus approcher» de si près de son quartier-général. » Puis,rappelant aussitôt son aide-de-camp, « mais,» non, avait-il repris. Que Roguet et sa divi-» sion marchent seuls ! Toi, reste -.je ne veux» pas que tu sois tué ici; j’aurai besoin de toi» dans Dantzick . »

Rapp, en allant porter cet ordre à Roguet,s’étonna de ce que son chef, entouré de qua-tre-vingt mille ennemis qu’il allait attaquer lelendemain avec neuf mille hommes, doutâtassez peu de son salut pour songer à ce qu’ilaurait à faire à Dantzick , dans une ville dont

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