CHAPITRE Y. 235
» le dernier moment de Napoléon était venu.» Lui laissera-t-il dépasser cette frontière de» la vieille Russie , qui réclame cette grande» victime? Il n'y a plus qu’à frapper; qu’il» ordonne, une charge suffira , et dans deux» heures la face de l’Europe sera changée. »
1 Puis, s’échauffant de la froideur avec la-
quelle Kutusof l’écoute , Wilson le menaceL pour la troisième fois de l’indignation univer-
t selle. « Déjà, dans son armée, à la vue de
» cette colonne traînante, mutilée, mourante,l » qui lui échappe, on entend les Cosaks s’é-5 » crier , que c'est une honte de laisser ces
t 11 squelettes sortir ainsi de leur tombeau ! »
Mais Kutusof, que la vieillesse, ce malheurr sans espoir, avait rendu indiffèrent, s'irrita;i des efforts qu’on faisait pour l’émouvoir, et,
e par une réponse courte et violente, il ferma
it k* Louche à l’Anglais indigné.
.- On assure que le rapport d’un espion lui
avait dépeint Krasnoé rempli d’une masseénorme de garde impériale , et que le vieux■_ Hiaréchal craignait de compromettre contre ellele s a réputation. Mais le spectacle de notre dé-î- h’esse enhardit Beningsen : ce chef d’état-ma-jor décida Strogonof , Gallitzin et Milorado-rs "dtch , plus de cinquante mille Russes avec:n °ent pièces de canon , à oser à la pointe dues | Jour attaquer, malgréKutusof, quatorze millea- | français et Italiens affamés, affaiblis et à demi.te ’iB-'lés.